A lâge de pierre de la «veille technologique», cétait le patron qui ouvrait oeil. Et si possible le bon. Les problèmes tombaient comme autant de devoirs du haut de la hiérarchie sur le bureau technique, chargé de les résoudre pour la prospérité de la science horlogère en général et de lentreprise en particulier.
Mais, au fin fond des ateliers, de créatifs horlogers crayonnaient aussi des inventions sur un bloc-notes, tâtonnant, cogitant, espérant que lidée soit inédite. Si ensuite elle plaisait à la direction, lheureux élu pouvait filer,dossiers sous le bras, chez un ingénieur brevets. Ou alors lidée sombrait dans le tiroir patronal, avec une chance ténue den ressortir un jour, au hasard des besoins, des intuitions et des avancées de la concurrence.